MEZIERES - Ecole du dos
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MEZIERES

3 CHAÎNES POSTURALES

 

Trois chaînes (chaîne musculaire postérieure, chaîne musculaire brachiale et chaîne viscérale) évoluent continuellement vers la lésion, déforment lentement mais sûrement la posture de l’être humain et entraînent une succession de pathologies d’abord aigues, ensuite chroniques.

On distingue :

– La chaîne musculaire postérieure.

Cette chaîne musculaire est constituée de nombreux muscles polyarticulaires allant de la base du crâne à la plante du pied.

Les plus importants sont, de bas en haut : triceps, ischios, pyramidaux, grands fessiers, carrés lombaires, grands dorsaux +++, trapèzes, …

À l’intérieur de cette chaîne, les tonus de chaque muscle qui la compose s’additionnent et forment un grand muscle au tonus phénoménal qui tire sans discontinuer sur les insertions.

Cela provoque un raccourcissement musculaire, donc un tassement, avec exagération des trois lordoses (cervicale, lombaire, du genou).

Il s’en suit des déviations antéro-postérieures, mais aussi saggitales et transversales.

Cette chaîne est aggravée par la position debout (+/- 10 heures par jour), donc par la pratique des sports debout (football, tennis, …).

– La chaîne musculaire brachiale.

Cette chaîne enroule les épaules vers l’avant par contraction synergique des grands rotateurs internes : grands pectoraux, grands ronds, les grands dorsaux encore eux, …

L’occiput s’antériorise, la cervicale s’hyperlordose (sterno-cléïdo-mastoïdien, …), la tête effectue une translation vers l’avant, les bras s’enroulent vers l’avant et le dedans (biceps, pronateurs,…).

On parlera de fermeture de la chaîne brachiale ou chaîne brachiale courte.

Le test du chandelier sera positif ; le patient ne sachant plus déployer ses bras en haut et en arrière sur le sol en position “coucher sur le dos”.

Cette chaîne est aggravée par le travail des bras en bas et en dedans (+/- 10 heures par jour).

– La chaîne viscérale.

Les viscères decendent et le diaphragme est trop tonique.

Les gens respirent mal, se bloquent en inspiration, leurs psoas se lésionnent et leurs viscères se bloquent en position basse.

Le trio lésionnel (diaphragme inspiratoire, psoas et viscères bas) accentue l’hyperlordose lombaire.

La descente viscérale est aggravée par la position debout.

En conclusion, pour freiner leurs évolutions néfastes, ces trois chaînes doivent continuellement être travaillées dans leurs sens contraires, quotidiennement de préférence.

Un travail correctif des trois chaînes ensemble se révèle le plus efficace.

La méthode de la “PREVENTIO-POSTURES” se révèle un outil intéressant et accompagne avantageusement le travail chez le kiné posturologue.

Analyses des lésions

Comme on le voit, les trois chaînes lésionnelles possèdent des interactions et cela aggrave bien entendu le processus pathologique.

Exemples :

– grands dorsaux courts et hypertoniques dans les chaînes postérieure et brachiale ;

– hyperlordose lombaire dans les chaînes postérieure et viscérale.

Le malheureux patient avec les trois chaînes posturales d’usure normale présenterait à peu de chose près le schéma ci-dessous.

1 : Chaîne musculaire postérieure.

Accentuation des trois lordoses physiologiques et tassement.

Accentuation cyphose dorsale et tassement.

2 : Chaîne musculaire brachiale.

Rotation interne des épaules.

Accentuation lordose cervicale.

Translation de la tête vers l’avant.

3 : Chaîne viscérale.

Descente des viscères.

Diaphragme tonique et inspiratoire.

Hyperlordose lombaire.

Prévention posture

PRINCIPES FONDAMENTAUX DE LA “PRÉVENTIO-POSTURE”

L’axe central

 

La méthode a pour objectif d’aider au redressement de l’axe central (colonne vertébrale).

 

Un axe central dévié engendre un déséquilibre des ceintures et un mauvais positionnement des éléments qui s’y attachent ; avec apparition de phénomènes douloureux : la tête (céphalées, acouphènes, vertiges, névralgies, hernies, torticolis, …), les membres supérieurs (tendinites, P.S.H., irradiations, …), les membres inférieurs (arthroses, tendinites, irradiations, …).

 

Sans oublier les pathologies à l’intérieur de cet axe central dévié (atteintes des vertèbres, des disques, des racines nerveuses, lumbagos, …), et les pathologies viscérales dues au compressions.

 

L’objectif est donc de freiner l’évolution négative de la déviation de l’axe central dans un premier temps pour ensuite évoluer vers le redressement dans un second temps. le redressement de l’axe central apporte un équilibre global bénéfique aux éléments qui s’y attachent, avec une augmentation de l’efficacité des traitements locaux.

 

Exemple parmi tant d’autres : la descente du scaphoïde de la main entraîne souvent une compression du canal carpien (fermeture du pouce).

 

Un grand dorsal contracturé et court entraîne par ses insertions supérieures une rotation interne des épaules (chaîne brachiale courte) et une pronation du membre supérieur, avec descente du scaphoïde et compression.

 

Un traitement local de cette compression doit logiquement s’accompagner d’un redressement correctif de l’axe central.

 

C’est le “comique” des chaînes musculaires : on travaille un dos pour améliorer une main.

 

Encore plus “comique” : une jambe courte anatomique entraîne une torsion du bassin (iliaque antérieur et iliaque postérieur de l’autre côté) et une hypersollicitation des insertions inférieures de ce grand dorsale.

 

Dans cet exemple, il faut donc travailler la jambe pour améliorer la main.

 

Dur, dur le métier de MÉZIÈRISTE …

Méthode vivante

La “PREVENTIO-POSTURES” est une discipline vivante, expérimentée depuis des années. Elle a subit de nombreuses modifications en fonction des résultats “sur le terrain” (suppression de certains exercices, ajouts d’autres exercices de correction, apport de ” PREVENTIO-BLOCS”, …).

C’est seulement après ces deux ans d’expérimentation que la théorie est mise en page dans un carnet, cela pour faciliter le travail du patient à domicile. Ainsi, sans contrecarrer le travail correctif entamé au cabinet du kiné, le patient peut poursuivre le redressement de son axe central (de sa colonne vertébrale) en respectant la même philosophie de traitement.

 

Chacune des trois postures comprend trois phases : la posture passive (minimum 5 minutes), la phase d’exercices et enfin de nouveau la posture passive avec maintien des corrections (minimum 5 minutes).

 

Originalité

 

L’original de la méthode, par rapport aux autres, c’est que toute posture est passive (emploi des “PREVENTIO-BLOCS” si nécessaire) et réalisée en décharge complète (coucher sur le dos).

 

Il s’agit sans doute de la meilleure posture pour contrer les “mauvaises postures” de la journée (station debout avec toute la musculature postérieure en érection et donc en raccourcissement musculaire, ou station assise avec tout le bloc supérieur en érection et idem).

 

Douleur et maintien des postures de correction

 

Le corps est miné par les lésions posturales tout la journée, tout l’année, depuis longtemps.

 

Une personne de 50 ans subit ces contraintes depuis quelques dizaines d’années. On comprendra dès lors que le travail correctif peut s’avérer douloureux à un certain moment (un corps dévié à droite depuis 30 ans supportera difficilement la correction à gauche, même progressive).

 

Si la douleur apparaît après quelques semaines de correction, il faut poursuivre le travail en ” PREVENTIO-POSTURES” en abandonnant momentanément la deuxième phase (exercices de correction). Cela permettra à la chaîne lésionnelle de “cicatriser” en position longue (petites déchirures des fibrilles musculaires par les étirements).

 

Sans maintien des postures passives de correction, les chaînes lésionnelles “cicatrisent” en position courte et donc retour à la case départ.